UnclearPicture

Avec ses photos de la plage de Nice prises en 2015 par Sylvain Entressangle, Unclearpicture a choisi d'évoquer l'espace mais aussi en quelque sorte son érosion. Ainsi, de par leur présentation verticale, les photos proposent une autre vision de cette surface. Ces galets, ces pierres, cette terre, ce sable sont autant d'éléments à considérer en hauteur comme des éboulements, des montagnes, des collines d'une planète à découvrir. A l’image d'un visiteur qui observant d'en haut, atterrissant et découvrant ce lieu inconnu, cette bande d'une matière qui peu à peu montre un autre espace. L’intention de ce projet est bien d’interroger un rapport différent à l'horizon. Les traces de pas, les minéraux qui se révèlent et disparaissent en poussière, l'agrégation et les formes de compression que les galets peuvent donner à voir sont des mystères qui, de soupçons en convictions, jaillissent peu à peu de cette inhabituelle fresque.

Les vers, de par leur forme et leur présentation, évoquent l'impression de désagrégation de la matière qui glisseraient ainsi sur la « gouttière » de ces étranges parois.

Montrer ce que l’on ne voit pas forcément au premier regard et appréhender non seulement le reflet de l’image photographique mais aussi l’image dans son sens le plus large, par les mots et la musique reste l'intention principale du collectif Unclearpicture et ce depuis plusieurs années.


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Arrivée
progressive
sinueuse
intention
les
pas
de
l'homme
observent
le
regard
inconnu
d’un
monde
si
lointain
que
nul
ne
peut
atteindre
destination
future
d’un
présent
passager
Saillie
intemporelle
usure
artificielle
les
instants
se
déchirent
dans
l’excuse
du
jour
espoir
désagrégé
d’une
humeur
désinvolte
vision
trop
relative
d'un
chemin
Éboulement
factice
transhumance
avouée
tout
l'espace
camoufle
un
Indice
à
déduire
dans
son
immensité
et
caracole
ainsi
de
mirage
improbable
en
fausse
exploration
Monticule
de
trouble
Insoumission
au
conte
les
ruisseaux
se
détruisent
en
honteux
minéraux
qui
réduiront
un
jour
la
surface
en
poussière
à
force
de
drainer
l’éphémère
assoiffé
Etrange
affaissement
découverte
insolente
les
hauteurs
s'enveniment
en
fierté
maladroite
d'une
intention
moqueuse
l'étrange
mouvement
concrétise
le rite
ivre
de
sa
démence
Émiettement
des
ombres
disculpation
du
sort
le
vitrail
éclabousse
en
milliers
de
signaux
d'une
langue
inconnue
singulier
ultrason
inaudible
à
l'humain
et
pourtant
si
puissant
Glissement
de
terrain
tragédie
insipide
l'écroulement
expulse
toute
idée
de
conquête
d’un
domaine
inconnu
ici
ne
reste
encore
qu'un
vertical
espace
attendant
l'horizon
Gravitation
réduite
apesanteur
infime
le
temps
n'a
plus
de
prise
sinon
celui
de
croire
en
sa
fatalité
mais
déjà
tout
l'espace
semble
reconquérir
le
vide
devenu 
Groupement
de
matière
concordance
de
temps
la
raison
se
décuple
se
compte
et
se
ravise
sans
délimitation
la
bannière
ne
montre
sur
la
carte
d’un
monde
que
triste
expiration
Sommet
d’une
autre
terre
déplacement
à
vue
les
pas
lents
se
reposent
en
ce
terrain
sans
âme
d'où
partent
les
symboles
mais
restent
les
images
que
l'étrange
diffuse
sans
vraiment
les
décrire
Triste
amoncellement
condition
irréelle
l’astre
entier
se
révèle
comme
une
terre
à
part
à
mesurer
en
pas
car
la
distance
avoue
dans
son
piège
ou
mystère
que
le
monde
est
en
pierre
Figurines
troublantes
divisions
insoumises
cet
ailleurs
se
devise
en
multiples
expressions
sans
pouvoir
les
traduire
qui
donc
pourrait
enfin
saisir
tous
les
secrets
en
étant
un
terrien